Interviews post-coaching : 2 leaders exécutifs se révèlent!

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Interviews post-coaching : 2 leaders exécutifs se révèlent!

La transformation du leader : au cœur même de son leadership

Par Martine Beaulieu MCC, co-autrice de : L’art et la pratique du coaching professionnel.

Notre être possède d’innombrables potentialités. Quel projet enivrant pour le dirigeant ou la dirigeante qui aspire à incarner un leadership Hautement humain. Encore faut-il y croire, se décider et surtout s’y mettre…! L’art de diriger humainement, indubitablement, va de pair avec le goût de créer des accords harmonieux avec soi-même pour accorder ce qui sonne vrai à l’intérieur de nous. Débusquer ce qui sonne faux est un acte conscient qui nécessite du courage et exige de se voir tel que l’on est. Anaïs Nin disait: Nous ne voyons pas le monde tel qu’il est, mais plutôt tel que nous sommes.

Les leaders exécutifs que j’accompagne ont une grande soif de dépassement. Ils désirent entre autres, accéder à un meilleur équilibre de vie, être plus agiles, empathiques et créatifs et transformer leurs modes de pensées. Nonobstant ce qui précède, ces derniers veulent surtout être en adéquation avec leurs valeurs personnelles et celles de leur organisation.

Ces entretiens d’à peine vingt minutes, ont été réalisés à partir de trois questions que j’ai choisies de leur poser quelques semaines après la terminaison de leur démarche d’accompagnement. J’ai repris leurs commentaires tels quels, dans leurs mots afin de demeurer fidèle au message qu’ils avaient à livrer.

Basculement !

À la lecture de leurs courts témoignages francs et directs, vous découvrirez ce qui leur a permis de basculer vers un autre mode de pensée et par conséquent de transformer littéralement leur leadership. De plus, vous constaterez que ce geste menu et délicat, soit de tourner la caméra vers soi d’abord, requiert de l’audace, de la volonté et surtout un profond engagement avec soi-même. Le jeu en vaut-il la chandelle ? À vous de juger…Sachez que la récolte obtenue au terme d’un accompagnement réalisé avec un coach professionnel, et vécu à l’intérieur d’un processus de coaching transformationnel, est directement proportionnelle à ce que le leader ose semer, éclairer et risquer pour devenir ! Car, « la forme suit la conscience », (Scharmer 2008).

Deux demandes forts différentes, une même piste d’atterrissage : le sentiment d’être enfin soi !

JP – Sa demande de coaching : Passer d’un leadership intimidant à un leadership inspirant.

Au-delà des perceptions, voir la réalité telle qu’elle est !

JP naviguait dans un monde où presque tout n’était que « perception ». Réagir aux situations, à l’injustice, se protéger faisaient partie des éléments qui le mettait hors de lui. JP a toujours eu plein d’idées en tête. Mû d’une imagination fertile et débordante, il communiquait avec une très grande aisance et écoutait peu. Le rééquilibrage de ses émotions a fait monter son énergie en flèche. Je ne suis pas une autre personne, mais bien le « qui je suis à 100% », m’a-t-il dit à la fin de notre menu entretien. WOW – Voyez plus bas ce qu’il a osé transformer chez-lui.

MT – Sa demande de coaching : Incarner un leadership Hautement humain.

Transcender la vision que j’ai de moi-même !

MT avait un besoin viscéral d’authenticité et d’humanitude. Si bien, qu’il se sentait littéralement déstabilisé lorsqu’il ne pouvait arrimer le mot sens aux actions qu’il posait. De plus, l’auto critique qu’il s’infligeait l’amenait à se sentir en déphasage constant avec son besoin de cohérence. Or, découla de cela tout le volet de l’estime de soi, qui, une fois mis à nu, lui fît prendre une envolée spectaculaire.

Question 1 – Que perçois-tu de différent ou encore que fais-tu de différent aujourd’hui, versus ton entrée en coaching ?

JP – Je suis carrément plus à l’écoute des autres, harmonieux, stratégique et je dispose de plus de temps également. J’ai surtout acquis une bien meilleure connaissance de moi, de mes valeurs et de ce qui me faisait réagir. Globalement, « je pense plus clair » et suis capable de mettre des mots sur mes émotions et sur l’impact qu’ont celles-ci sur les autres et sur moi-même. Je suis donc plus conscient que ce qu’on crée a des répercussions directes chez les autres. Une façon plus intelligente d’observer les choses…Je me suis confronté à mon manque d’empathie et à voir autrement. De toute évidence, je devais me responsabiliser comme leader.

MT – La différence la plus marquée est d’avoir une plus grande conscience de « mon moi-même ». Je m’observe – me questionne – m’auto-coach et ce, pas au détriment de ma qualité de présence.

Coach – Quelle révélation pour moi d’entendre cela. De toute évidence, la posture Méta est sans doute l’une des postures essentielles du leader systémique. Lire le système dans sa globalité est fondamental, voire un incontournable pour le dirigeant du 21e siècle qui souhaite accéder à un discernement accru et développer l’art de diriger humainement.

MT – Comme si un « autre moi-même » m’observait. Ça s’auto alimente et ça me nourrit tout ça. Ce n’est pas un effort ! Puisque je le fais, cela crée un bénéfice et ça s’auto renforce. Tout se joue naturellement !

Coach – Un réflexe est maintenant bien ancré dans leur quotidien. Ils sont devenus un fidèle observateur/témoin de leurs états intérieurs. Ça se voyait, leurs messages verbaux étaient alignés avec leur non-verbal. Les voilà davantage en maîtrise d’eux-mêmes du fait qu’ils ont acquis la capacité de lire tant leur monde intérieur que l’écosystème de leur organisation, en l’occurrence de la grande équipe qu’ils dirigent (près de 300 personnes). Leader de soi d’abord, avant d’être leader des autres, est le thème central développé chez Émergence leadership.

Question 2 – Quel (s) accord (s) de passage as-tu conclu avec toi pour atteindre tes résultats/pour réaliser tes objectifs en coaching ? (en lien avec ta demande initiale inscrite dans ton contrat de coaching)

JP – J’y ai mis l’effort : un journey. Mon journal de bord de leader fut le grand déclencheur. Chaque pas de moi à moi à me regarder aller en prenant de la distance pour voir – comment j’agis et je me comporte – en décrivant des faits, en ne cherchant pas de coupable et à écrire – comment je me sens ! Un autre muscle que j’ai pu développer en seulement 5 à 6 semaines. Arrivé à un carrefour, un plafonnement où ruminer et me sentir attaqué dans mes valeurs n’avaient plus sa place. J’ai donc choisi de construire au lieu de vouloir sans cesse réparer. À partir de là, j’ai ouvert un autre coffre à outils.

Coach – Fort touchant pour le coach de sentir que son coaché a touché à quelque chose de grand en lui. Quand de nouvelles ressources se mettent à marcher ensemble, tout devient soudainement possible ! JP a fait ce qu’il fallait faire pour changer ses états de conscience. Ses propos le démontrent parfaitement.

MT – Le contrat conclu avec moi-même dans ma démarche de coaching a été le point culminant. Car l’authenticité c’est super important pour moi. Je suis allé « all in » : prêt à me faire ouvrir l’esprit, à me faire challenger, à m’auto-challenger avec mes propres limites…J’y ai mis du temps, entre autres à faire mes devoirs. Pas légèrement !

Coach – Quoi rajouter là-dessus quand le leader ose avoir du courage de se regarder pour grandir…Le courage d’être soi, c’est là que tout commence. Faire un pacte avec soi-même marque le point de départ de tout changement durable. Sans quoi, on continue de répéter, de reproduire et de rejouer ses mêmes scénarios, même lorsqu’ils sont devenus obsolètes.

Question 3 – Quelle serait la meilleure décision que tu aies prise, ou le plus grand étonnement découvert au cours de ce processus réalisé avec un coach professionnel?

JP – « Avoir continué » est certainement la meilleure décision que j’aies prise. Comme un coureur de fond, tu ne vois pas toujours si tu vas te rendre jusqu’au bout. Les devoirs, les efforts c’était important que je le fasse, même si je ne percevais pas toujours la destination et l’impact dans l’immédiat.

Coach – Je valide qu’une démarche qui donne des résultats exige de la rigueur et de la pratique de la part du coaché et une super bonne dose de motivation et d’engagement. Mais, ce n’est pas tout. JP avait du mal à s’abandonner et à faire confiance au processus de coaching. Dans les premières rencontres, le coach ressent rapidement ce genre de malaise, lequel doit être soulevé afin de nommer ce qui se cache en dessous de la roche…Deux choses : 1- JP n’aimait pas du tout être vu dans sa part d’ombre. 2- Coach, je devais être au clair à savoir si j’étais le bon coach pour mon client. Dans ce cas-ci, s’adapter au style d’apprentissage de mon coaché s’est avéré déterminant. C’est ce dont je me suis autorisée à faire et ça marché. Sortir du cadre, un coach agile et sensible sait combien cela est crucial pour faire évoluer son coaché. Si bien que c’est moi qui fût déstabilisée au terme du processus d’entendre les mots valeureux et gratifiants de JP, me disant : je ne peux pas croire que nous sommes rendus à la fin…Les yeux dans l’eau, tout ce qu’il mentionnait n’était que reconnaissance et gratitude ! Touchant, comme fin de coaching témoignant d’une mission accomplie.

MT – Pour moi ce sont plus des étonnements et des découvertes. Le gros déclic : un éveil au fait qu’il n’y a pas de canevas pré établi pour être leader. Pas de modèle à copier et l’importance de rester soi-même dans son évolution. Que TOUT part de SOI! Vraiment, c’est ça pour moi qui a tout changé, tant dans mes perceptions que mes interactions avec mon entourage. Aussi, le volet de l’auto critique et de constater combien l’estime de soi c’est large et que ça s’applique à tout. Tu m’as shaké là-dessus pour changer de tempo…

Le coaching transformationnel

L’art du coaching transformationnel, pour moi, est d’ouvrir un espace-contenant unique, sécuritaire et sur-mesure pour mon client afin qu’il puisse avoir accès librement, et selon sa volonté, à toutes ses potentialités intérieures. Témoin privilégié des transformations identitaires de mes coachés, je demeure consciente du caractère inédit et impermanent du processus de coaching. Un enrichissement auquel nous sommes ensemble conviés, l’art de croître en humanité.

Conclusion

Incarner une telle approche me permet de demeurer centrée sur les dons singuliers de l’être et de le voir dans sa globalité. En tant que maître-coach systémique et ontologique, avec humilité, candeur et bienveillance, je lui offre un accès à une façon différente d’observer, d’imaginer et d’interpréter le monde en jouant avec la magie recelée tant de ses parts d’ombre que de ses parts de lumière. Il se révèle à lui-même cet avenir nouveau, qu’il cueille au présent, auquel il rêve d’accéder. Je me permets de garder à l’œil et lui offrir le reflet (à partir de faits concrets), que tout changement durable vient en outre du fait que chaque élément quelque peu transformé a un impact significatif dans l’ensemble du système, par conséquent sur l’organisation en entier. Ne détenant aucunement la vérité sur ce qui est le meilleur pour mon client, favoriser la mise en acte de ses intelligences multiples est un geste purement naturel chez-moi.

Merci infiniment de m’avoir lue. Si vous avez aimé, partage-le afin d’aider d’autres personnes à s’ouvrir et à oser croire à la richesse de leurs talents.

Depuis 15 ans, j’ai l’immense privilège d’accompagner de nombreux dirigeants. Il est aussi possible de créer dans votre entreprise un Cercle d’innovation et d’excellence en leadership. Un puissant réseau d’entraide pour vos leaders ou professionnels visant à développer et à incarner un savoir-être remarquable.

Co-autrice de : L’art et la pratique du coaching professionnel | 15 Master Coachs dévoilent leur savoir-faire, Éditions Valeurs d’avenir, 2019.

Écrivez-moi sur le sujet ou encore livrez-moi vos rétroactions à : mbeaulieu@emergenceleadership.com

2020-06-30T19:28:50+00:00